Ville

 

Type de bien

 

Nombre de pièces
12345et plus

 

Budget minimum

 

Budget maximum

FF

 

  |  
  |  
  |  
  |  
  |  
  |  

  |  
  |  
  |  
  |  
  |  



Au pays des vacances éternelles, cette oasis s'épanouit au milieu des vignes et des forêts de pins et de chênes-lièges
Plan de la Tour ressemble encore à une carte postale d'autrefois, couleur sépia. Il appartient à ces villages qui s'érigeaient autour de l'église puis s'éparpillaient en hameaux. Heureusement, le centre du village ne s'est pas trop agrandi. Il ne les a jamais rejoints ! Si bien qu'on n'en dénombre pas moins de 25 ! 25 hameaux déployés sur tout le territoire, sorte de cirque entouré de collines : Reverdit, les Pierrons, Vallaury, le Plan, le Revest, Gambades?


     Au détour des chemins, cachées dans un vallon ou adossées à la colline, il n'est pas rare d'apercevoir trois ou quatre toitures blotties, une cheminée qui fume, quelques moutons qui paissent à côté d'une bergerie et des cours d'eau qui alimentent les fontaines et les puits de cette plaine fertile. Cette partie du département ressemble encore au Var agraire où les hommes portaient chapeau et où la mixité n'était pas encore admise à l'église.

     Pour s'en convaincre, il n'est que d'aller en fin de matinée au centre du village, face à la boulangerie, voir les anciens, en bleu patine, assis à côté de la balance à raisin? Les vignes, nombreuses, couvrent encore la majeure partie de la campagne. Elles accueillent un festival de théâtre en juillet et le vin y a sa fête en octobre.

     A l'origine, les habitants du Plan y ont trouvé refuge après avoir fuit les incursions sarrasines en terre littorale. C'est après la Révolution que la commune s'est détachée de la Garde-Freinet. Les descendants ont ainsi préféré habiter à l'écart, pour ne pas déranger les gens ! Du col de Gratteloup, au-dessus de Sainte-Maxime, la route "touristique" emprunte les crêtes des collines jusqu'au village et poursuit sa trace jusqu'à la Garde-Freinet. Cette partie haute se remet doucement des dégâts causés par les terribles incendies de ces dernières années qui ont détruit la végétation de la région. Nul tapage en ces murs dominés par un fin campanile. C'est le village rêvé pour faire une sieste prolongée à côté des cigales.

Les paniers du Plan?

     Parmi les personnalités de Plan de la Tour, il en est une précisément qui est en quelque sorte la mémoire manuelle du village. C'est Hubert Olivier, vannier de son métier. Voilà plus de 50 ans qu'il fabrique des paniers. Mais pas n'importe lesquels : des petits, des grands, des ronds et des rectangulaires, pour les olives, le raisin, les cerises ou les champignons. Et rien qu'en bois de châtaignier qu'il va couper entre novembre et mars, au dernier quartier de la vieille lune, dans les collines, toujours sur l'ubac, le versant à l'ombre !

     Il tient son métier de son grand-père qui confectionnait déjà ces paniers pour les vendanges. A douze ans, il l'accompagnait avec le mulet et la charrette parce que son grand-père était aussi charretier, transporteur de bois et de vin, jusqu'au port de Sainte-Maxime? Hubert Olivier est le dernier authentique fabricant de panier en châtaignier du Var. Après lui, pfft? que des imitations ! Vous le rencontrerez sur les marchés ou sur des foires, à Cogolin ou à La Garde-Freinet, aux Mayons ou bien chez lui où il vend sa production annuelle. Hubert Olivier est né au Plan de la Tour et il n'en est presque jamais parti.

Eh ! Oui. A quoi bon, n'est-ce pas ici le pays des vacances éternelles ?